Allant de blog en blog, c’est sur cet espace que je me rapatrie aujourd’hui. L’endroit à l’air sympathique, vous ne trouvez pas ?
Comment oublier ce rappel atavique, l'ordre naturel des choses, l’heure de la migration ? C’est pourquoi je reconstruis sans arrêt mon nid.
C'est par un effet bien connu du vent du sud - que nous nommerons ironie du sort et qu'en réalité nous venons tout bonnement d'inventer - que me voilà transportée dans cette endroit que l'on appelle le bout du monde. Y découvrirai-je, dans cette promesse de finitude, que la terre est plate et qu'elle s'arrête là, brutalement, noyée dans le bleu du ciel et de la mer ?
Que nenni ! La terre est ronde et elle tourne. Entraînant perpétuellement chacun d'entre nous car aucune nation n'est fait d'un seul peuple. Elle tourne et tourne avec une péremption oraculaire qui nous conseille d'y muser dans la légèreté. Oh oui, veillez à ne prendre de place que la vôtre, cela facilitera grandement vos rapport avec les autres.
Je choisirais cette place car la joie me pousse à sauter sur mes pieds dès que j'entends la rythmique (é)mouvante de sieurs mes cousins. Et c'est par cette occupation fortement intéressante, où la relation devient musique, adaptée à un avenir durable, dans la joie du nomadisme, qu'il me sera possible de pouvoir toujours partir en même temps que de rentrer à la maison.
Puisque l’injonction est à l’amusement, bienvenue à vous dans ce nouvel espace de ré-création.
Portez-vous bien.