"L'homme n'est qu'un roseau, le plus faible de la nature, mais c'est un roseau pensant " disait Blaise Pascal. Saviez-vous que d’un roseau taillé jaillit un outil d'écriture que l’on appelle calame ?

Existants, confrontés au monde, c’est dans un souci d'équilibre qu’il nous faudra trouver des réponses de sens, celles que nous adresserons à d’autres. La réflexion - capacité de miroiter - nous permet d’espérer tisser des liens.

Parfois, hélas, ce sera un incompréhensible choc, une attaque, dégradante et inhumaine et dont il faudra bien se relever. La résilience (*) est la force des victimes, celle que l’agresseur ne possédera jamais : sa pensée, trop étroite, ne peut lui offrir cette ressource. 

Qu’y a-t-il en effet de réjouissant dans l’inexorable et affolant ensevelissement d’un autre être ? Rien, et c’est alors que vous en conviendrez que vous retrouvez votre verticalité.

La volonté de préserver le vivant au milieu du chaos - et il se peut parfois que la beauté ne puisse plus se trouver qu’en vous-même - façonne l’avenir. Cela forme une grâce qui émane de vous et que vous savez intuitivement nécessaire. Peut-être vous rappelle-t-elle votre être véritable dans la cage, qui n’est fait que de cet amour dans lequel vous n'auriez jamais dû cesser de baigner et qui procure le contentement d’exister.

C’est parce que vous portez beau votre humanité malgré le chaos, dans le chaos, que vous pouvez vous relier, vous renouveler à nouveau.

Et l’on aura, flambeau, besoin de vous. Dans le chaos, malgré le chaos, après le chaos vous serez précieusement, nécessairement de ceux qui reconstruisent.

(*) La résilience, en psychologie, est la capacité qu'à un individu, après un traumatisme, à ne plus vivre dans le malheur ( Source : Wikipédia )